5 DIRHAMS PAR TÊTE 

Un film de Paola Rima Melis et Myriam Laalej

DISPONIBLE EN VOD

ET TÉLÉCHARGEMENT

 

Autres projets

Acheter le film

Synopsis

 

Salah a toujours été berger. Ses parents en ont décidé ainsi dès son plus jeune âge. Constamment en transhumance dans les montagnes et les plaines de l'Atlas marocain avec sa famille, ce sont aujourd'hui ses enfants qui s'occupent du troupeau, car "c'est leur vie qui veut ça", en attendant un avenir incertain.

 

Le message des réalisatrices

 

 

C’est dès mon plus jeune âge que j’ai pu découvrir les villages berbères des montagnes marocaines.

En sillonnant les contrées rurales du pays aux côtés de mon père, j’ai durant plusieurs années, côtoyé ces populations. Mon enfance a été marquée par leur grande hospitalité et la simplicité avec laquelle l’Homme et la nature vivaient en harmonie.

J’ai été, tout au long de ces années, fascinée par le lien indéfectible à la terre, l’utilisation de l’eau toujours avec parcimonie, l’amour des choses simples, le plaisir de partager, l’attachement à la culture et à la langue berbère, mais aussi l’ouverture à l’autre et la tolérance, malgré des conditions de vie pas toujours faciles.

Lors de mon dernier voyage dans un de ces villages, j’ai ressenti le besoin d’y retourner et de rendre compte de cet art de vivre qui a sustenté mon amour de la nature et mon sens de l’humilité.

Avec Myriam, qui a coréalisé le film nous sommes retournées à Tamslit, village situé à quelques kilomètres de Ouarzazate. Après quelques jours passés avec une des famille du village, le projet de triptyque sur les villageois de Tamslit est né.

Paola Rima Melis

C’est à mon arrivée au Maroc au moment de l’adolescence que j’ai appris l’existence des berbères, un peuple minoritaire au Maroc qui était pourtant là bien avant l’arrivée des arabes. Je me souviens encore d’un déjeuner chez une amie ; alors que nous étions à table, je n’ai pas reconnu la langue, « le tachelhit ». Je les ai interrogé et sa mère s’est alors mise à me raconter leur histoire, celle d’un peuple oublié, mis de côté par le gouvernement marocain. Depuis, j’ai ressenti l’envie d’en savoir plus sur leur culture, leur mode de vie, d’où ils venaient. 

La plupart vit encore dans les montagnes m’a-t-on dit. Isolés, ils subviennent à leurs besoins loin des grandes villes. Décrits comme des gens travailleurs, simples, généreux et aux valeurs importantes, j’ai eu envie de rencontrer les villageois de Tamslit, de faire partie de leur vie pendant un temps afin de découvrir à quoi ressemblait leur quotidien dans les hauteurs du Mont Atlas marocain. 

Myriam Laalej

Dans ce premier volet nous sommes allées à la rencontre de Salah et sa famille découvrir leur vie de bergers.

 
5 dirhams par tête - Affiche